Fin du Ramadan 2024: quelle date et heure pour rompre le jeûne en France?
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Fin du Ramadan 2024: quelle date et heure pour rompre le jeûne en France?

PAR DIANE LENCRE

Le 9 avril 2024, le Ramadan s'éteindra doucement, comme un crépuscule après une longue journée de lumière. À Paris, l’Iftar résonnera autour de 20h37, tel un souffle de réconfort, une invitation à goûter enfin la douceur du jour terminé. Dattes, eau. Simples offrandes, mais chargées d’un symbolisme puissant. Chaque gorgée apaise, chaque bouchée réchauffe l’âme après tant d’heures de patience.

Le silence de cette rupture du jeûne est un écho intime. La famille se rassemble, les regards s'échangent. Rien n’a besoin d’être dit, car tout est compris.

    Ce que l’Iftar révèle (vraiment) du cœur du Ramadan

    Pourquoi l’Iftar est-il un moment aussi spécial dans le Ramadan ?

    Parce qu’il ne s’agit pas juste de manger. L’Iftar, c’est un retour au souffle, une parenthèse sacrée. C’est ce moment suspendu où le corps retrouve ce qu’il a attendu toute la journée, et l’âme aussi. Ce n’est pas la faim qui s’éteint. C’est la gratitude qui s’allume. Ce moment-là, dans beaucoup de familles, il n’a rien de spectaculaire. Et pourtant, tout y est : la foi, la tendresse, la patience, la lumière.

    Pourquoi commence-t-on par des dattes et de l’eau ?

    Ce n’est pas une habitude. C’est une trace du Prophète ﷺ. Et c’est aussi une image puissante. La datte, c’est le fruit du désert. Une douceur simple, mais chargée d’histoire. L’eau, c’est la vie elle-même. Ensemble, elles nous rappellent que ce qui nous nourrit le mieux n’est pas ce qui coûte le plus cher, mais ce qui apaise vraiment. Et quelque part, ça nous ramène à l’essentiel. À ce qu’on oublie parfois quand on court après mille choses.

    Pourquoi ce silence au moment de l’Iftar nous bouleverse tant ?

    Parce que c’est un silence plein. D’émotion, de prière muette, de respect. Un silence qui ne pèse pas, mais qui rassemble. Chacun rompt son jeûne avec lenteur, presque comme un rituel. Les yeux se croisent, les gestes se font doux. Et on se dit que le jeûne, ce n’est pas juste un acte physique. C’est un chemin de retour vers soi-même, vers Dieu, vers les autres.

    Est-ce grave si l’on rompt le jeûne seul(e), sans famille ?

    Non. C’est une réalité pour beaucoup. Mais cela ne rend pas l’Iftar moins fort. La présence peut être intérieure. Une voix qui lit la prière. Une lumière posée sur la table. Même seul, on peut habiter pleinement ce moment. L’essentiel, c’est la sincérité. Et parfois, les larmes d’un iftar solitaire disent autant que les rires d’un grand dîner. Chaque instant est accepté, quand il vient du cœur.

    Y a-t-il des invocations à réciter au moment de l’Iftar ?

    Oui. Et elles sont profondément belles. Parmi les plus connues :
    "Allahumma inni laka sumtu, wa bika aamantu, wa 'alayka tawakkaltu, wa 'ala rizq-ika-aftartu."
    C’est une façon de rendre à Dieu ce jeûne qu’on a tenu, avec ses hauts et ses bas. Un acte d’amour discret. Une façon de dire : “Je t’ai attendu toute la journée. Et maintenant, je Te remercie.”

    Pourquoi l’heure précise de l’Iftar est-elle si importante ?

    Parce que le Ramadan est une danse entre le corps et le ciel. Chaque minute compte. L’Iftar, ce n’est pas un simple “go”. C’est une rencontre avec l’horaire divin, une précision chargée de sens. Et à Paris, quand l’adhan résonne autour de 20h37, c’est comme si la ville elle-même suspendait son souffle. Chaque ville, chaque fuseau, a son moment. Et ce moment-là, il est précieux.

    Que ressent-on quand on rompt son jeûne après une longue journée ?

    Une paix étrange. Douce. Un peu comme rentrer chez soi après une marche sous la pluie. Le ventre vide ne se remplit pas d’un coup. Il s’ouvre doucement. L’esprit se calme. On réalise ce qu’on a réussi à faire : dompter l’instant, ralentir, revenir à soi. Parfois, on sent même les larmes monter. Et ce n’est pas de la tristesse. C’est une forme de soulagement. De retour à la lumière.

    L’Iftar est-il plus qu’un moment religieux ?

    Oui. C’est un moment humain. Universel, presque. Même ceux qui ne jeûnent pas peuvent le ressentir : cette ambiance particulière, cette lumière chaude dans les maisons, ce parfum dans les rues. L’Iftar, c’est un lien invisible entre les cœurs. Une invitation à ralentir, à se reconnecter. C’est la preuve que la foi ne vit pas que dans les textes. Elle vit dans les gestes. Et dans ce qu’on partage, quand la faim s’efface et que la présence revient.

    À propos de l’autrice

    Diane Lencre, rédactrice pour Rose La Lune Paris, écrit comme on souffle un vœu à la lune. Guidée par les cycles lunaires et portée par une passion sincère pour le bien-être, elle partage des mots de douceur, d’inspiration et de tendresse pour éclairer les chemins intérieurs.

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