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Election Miss France 2026: date et symbolique
PAR DIANE LENCRE
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Miss France 2026 : une date, un décor, un message qui grésille
Il y a des soirées qu’on n’oublie pas. Même si on ne les vit pas en vrai. Même si c’est devant un écran, dans un salon un peu tiède, les doigts plongés dans un bol d’amandes ou de chips, allez savoir. Le 6 décembre 2025, ce sera l’une de celles-là. Parce que ce soir-là, la France élira sa Miss 2026. Et tout ne se jouera pas que dans les paillettes.
6 décembre 2025. Amiens. Un souffle froid, un spot brûlant.
Amiens. Pas Paris. Pas Lyon. Pas Marseille. Non. Amiens. Une ville qu’on n’associe pas toujours à la strass. On pense plutôt briques rouges, matinées brumeuses, clochers tristes et vent qui vous mord la joue. Et pourtant. Ce soir-là, le Zénith d’Amiens deviendra une scène d’opéra.
Des robes qui frôlent le sol, des regards figés qui dissimulent le trac. Des sourires trop parfaits. Et dans les coulisses, les mains qui tremblent, les regards vers le ciel (ou vers le miroir, selon la croyance).
Pourquoi Amiens ? Tiens, bonne question. On aurait pu croire à un tirage au sort. Mais non. C’est une volonté claire. Offrir à une ville de “province” ce qui, longtemps, n’a été réservé qu’aux capitales symboliques. Une manière de dire : “Le rêve ne vit pas qu’à Paris.”
Et ce n’est pas rien.
Miss France, c’est plus qu’un concours. C’est une loupe.
Chaque année, on dit que ça change. Que le concours évolue, qu’il s’ouvre, qu’il écoute la société. Et en même temps… chaque année, ça reste une scène étrange. Un moment figé, presque hors du temps. Un mélange de vieux codes et de tentatives modernes.
Mais au fond, Miss France, c’est comme une loupe. Elle montre ce qu’on valorise, ce qu’on trouve “beau”, ce qu’on attend des femmes, ce qu’on est prêt à remettre en question… ou pas.
Alors en 2026, on y verra quoi ? Une France audacieuse ? Une France arc-en-ciel ? Ou une France encore engluée dans des standards doux comme du sucre mais un peu étouffants ?
C’est pas qu’un défilé. C’est un miroir.
Le timing n’est pas anodin non plus
Début décembre. Juste avant que les villes se déguisent en Noël. C’est stratégique, évidemment. Mais aussi symbolique. Parce que dans cette période floue entre la fin d’une année et le “bientôt nouveau départ”, on a besoin d’histoires. D’icônes. De distractions peut-être, mais aussi de figures lumineuses.
Et Miss France, quoi qu’on en pense, c’est exactement ça. Un visage à suivre. Une personne à qui on prête des attentes, des envies, des qualités. Parfois trop. Parfois pas assez. Mais on regarde. On juge. On espère.
C’est troublant, non ?
Le bruit, les corps, les tissus, les secondes qui filent
Imaginez la salle. Pleine. Trop chaude. Ça sent le maquillage chauffé aux projecteurs. Les robes bruissent, les talons claquent. Quelqu’un pleure discrètement dans un coin, quelqu’un d’autre rit trop fort pour cacher la pression.
Et pendant ce temps-là, on vote. On compare. On commente sur le canapé. “Elle, elle est trop...”, “L’autre, franchement, elle dégage un truc.”
La soirée passe vite. Et elle laisse un goût étrange. Entre admiration et malaise. Un mélange de “bravo” et de “est-ce encore ça, la modernité ?”
Mais c’est peut-être ça, justement, la force du concours.
Et après ? Une couronne. Mais surtout une voix.
La gagnante ne gagne pas juste un titre. Elle hérite d’un micro invisible. Pendant un an, elle devient symbole, repère, modèle (souvent malgré elle). Elle est partout. Télé, salons, interviews, causes à défendre, mots à choisir.
Et ça, ça vaut de l’or.
Ou du plomb.
Tout dépend comment elle le porte.
Car une Miss, aujourd’hui, n’a plus le droit de ne rien dire. Il faut incarner. Prendre position. Rassurer. Inspirer. Faire rêver sans provoquer. Briller sans écraser.
Pas facile.
Une soirée, mille reflets
Et pendant ce temps, nous ? On regarde. On s’attache. Ou on critique. Ou les deux. Parce que Miss France, ça ne laisse personne indifférent.
C’est trop parfait pour certains. Trop codé pour d’autres. Mais ça fait parler. Ça fait vibrer. Ça rassemble devant l’écran, même ceux qui jurent qu’ils “ne regardent jamais ces trucs-là”.
En vrai, on sait très bien que si.
Et le 6 décembre, il se passera quelque chose.
Peut-être pas sur scène. Peut-être dans une phrase, un regard, un sourire décalé.
Quelque chose de petit. De presque invisible. Mais qui dira plus que toutes les paillettes du monde.
Foire aux questions sur Miss France : ce qu’on ne vous dit pas toujours
Quelle est l’origine du concours Miss France ?
Le tout premier concours remonte à 1920. Oui, ça date. À l’époque, on l’appelait “La plus belle femme de France”. Un nom qui sent un peu la naphtaline aujourd’hui. C’est en 1928 qu’il prend officiellement le nom de “Miss France”. Et depuis ? Une pause pendant la guerre, quelques remaniements… et une continuité impressionnante. Ce concours, c’est un vieux meuble dans le salon de la culture populaire française : parfois poussiéreux, mais toujours là.
Quelle est la date de l’élection Miss France 2026 ?
L’élection de Miss France 2026 aura lieu le samedi 6 décembre 2025, au Zénith d’Amiens. Un lieu inédit, une date en plein cœur de l’hiver, entre les premiers sapins décorés et les journées qui raccourcissent. L’ambiance promet d’être électrique, entre frissons sur scène et excitation dans les salons.
Qui a été la Miss France la plus marquante ?
Difficile de trancher sans déclencher un débat au dîner. Mais certains noms reviennent, presque comme des refrains.
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Geneviève de Fontenay ? Elle n’a jamais été Miss France, mais elle est indissociable du concours, avec son chapeau noir et blanc devenu aussi célèbre que le diadème.
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Élodie Gossuin (2001), Iris Mittenaere (2016), devenue Miss Univers, ou encore Vaimalama Chaves (2019), au ton plus libre… chacune a marqué à sa manière.
Chacune a porté la couronne… mais aussi un peu de la France sur les épaules.
Pourquoi le concours Miss France est-il souvent critiqué ?
Ah, la fameuse question. Trop “formaté”, trop “vieille école”, pas assez inclusif, ou encore trop normatif sur les corps féminins… Les critiques pleuvent chaque année. Et souvent à juste titre.
Mais le concours évolue. Lentement, oui. Trop ? Peut-être. Il y a eu l'ouverture aux femmes tatouées, mariées, mamans… comme une mue douce. On reste loin du militantisme, mais les lignes bougent, un peu. Un peu comme un vieux paquebot qui fait demi-tour sur une mer calme.
Comment les candidates sont-elles sélectionnées ?
Tout commence dans les régions. Chaque territoire élit sa Miss (Miss Île-de-France, Miss Martinique, Miss Réunion, etc.). Ensuite, ces jeunes femmes participent à la grande finale nationale. Au menu : préparation physique, médiatique, chorégraphies, interviews, et souvent… une bonne dose de pression.
Il ne suffit pas d’être belle (quoi que cela veuille dire). Il faut parler, sourire, porter une robe comme si c’était facile, et garder les pieds sur terre alors qu’on flotte dans 12 cm de talons.
Qui choisit la gagnante de Miss France ?
Bonne question. Et la réponse a changé au fil du temps.
Aujourd’hui, c’est 50 % le jury, souvent composé de célébrités, et 50 % le public, grâce aux votes par SMS ou téléphone. Une façon de dire que “le peuple” décide. Même si, parfois, les goûts du public et ceux du jury ne sont pas tout à fait alignés…
Quelle est la mission de Miss France ?
Elle représente la France pendant un an. Officiellement. Mais en vrai ? Elle enchaîne interviews, salons, inaugurations, plateaux télé, actions caritatives… Elle devient une image. Et parfois, une voix. Certaines s'engagent sur des sujets de société, d'autres préfèrent la neutralité. C’est un costume lourd, cousu de paillettes.
Y a-t-il eu des scandales autour du concours ?
Oui, et pas qu’un peu. Entre les clashes internes, les démissions, les tensions avec l’ancienne présidente Geneviève de Fontenay, ou encore les polémiques sur les règlements jugés dépassés… Miss France, c’est aussi une histoire de coulisses. Et parfois, elles sont plus agitées que la scène elle-même.
Miss France : un concours dépassé ou toujours d’actualité ?
Ni l’un ni l’autre. Ou peut-être les deux à la fois. C’est un concours qui agace autant qu’il fascine. Un symbole qui tente de survivre dans une époque où les normes évoluent plus vite que ses règlements. Mais il continue à exister, à faire parler, à rassembler.
Et ça, ça veut dire quelque chose.
À propos de l’autrice
Diane Lencre, rédactrice pour Rose La Lune Paris, écrit comme on souffle un vœu à la lune. Guidée par les cycles lunaires et portée par une passion sincère pour le bien-être, elle partage des mots de douceur, d’inspiration et de tendresse pour éclairer les chemins intérieurs.
Ma manière de travailler:
Je lis beaucoup les traditions anciennes, celles qui éclairent les rêves et les signes depuis des générations. Je m’en inspire, mais je les mêle toujours à ce que j’observe autour de moi, aux histoires que vous partagez, aux gestes silencieux du quotidien. Ce mélange me permet de proposer des lectures qui restent fidèles aux sources, mais qui parlent aussi au cœur d’aujourd’hui.
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Diane les lit tous… et prend toujours le temps d’y répondre.
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