Quel est l'animal totem du mois de septembre?
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Quel est l'animal totem du mois de septembre?

PAR DIANE LENCRE

Septembre… Ce drôle de virage de l’année

Ça y est, septembre est là. Il débarque sans prévenir, avec ses matins un peu flous, un peu frais.
On sort d’un été collant, vibrant, parfois chaotique… et on entre dans un entre-deux. Une sorte de sas. Pas encore l’automne. Plus tout à fait l’été. C’est un mois qui doute un peu. Qui ne sait pas s’il doit porter un short ou une écharpe.

Et dans cette ambiance à la fois douce et piquante, une énergie se lève. Une présence animale, discrète mais bien là. Quelque chose veille, observe, attend son heure.

Et si septembre avait un animal totem ? Un vrai. Pas une image à coller sur un carnet. Un guide. Un miroir. Un compagnon de mue.

Spoiler : c’est le cerf.


Le cerf : silhouette sacrée dans les brumes de septembre

Il surgit souvent dans les contes. Ou dans les rêves.
Le cerf, c’est cette créature presque irréelle, qui traverse les forêts en silence. Longues pattes, regard de vieille âme, bois en forme de branches célestes. On dirait qu’il porte un bout d’étoile sur le front.

Mais il ne fait pas que “passer”. Il symbolise.

En septembre, il devient le totem de la transition élégante.
Parce que c’est exactement ça, septembre : une transition. Ni début ni fin. Comme un palier qu’on grimpe en se demandant ce qu’on trouvera au palier suivant.

Et le cerf, lui, connaît bien ces passages. Il est roi des lisières, maître des zones floues.


Une énergie fine, mais puissante

Le cerf ne rugit pas. Il ne grogne pas. Il s’impose par sa grâce. Une force calme, souple, magnétique.

Et en septembre, on en a besoin. Parce que tout va vite, trop vite : rentrée, projets, factures, pression, résolutions bidons…

Mais le cerf dit : “Pas si vite.”

Il nous invite à ralentir. À affûter nos antennes. À écouter ce qui ne fait pas de bruit.
Vous voyez cette sensation, le matin, quand on ouvre la fenêtre et qu’il y a cette odeur ?
Cette odeur de mousse, d’écorce humide, de pages blanches ?
C’est le cerf.


Un animal qui marche entre deux mondes

C’est drôle, mais le cerf a un pied dans le visible et l’autre dans l’invisible.
On le voit rarement. Et quand on croit l’avoir vu, il a déjà disparu. Il est un peu comme une intuition qui passe, un pressentiment. Il traverse. Il ne s’attarde pas.

Et pourtant, il laisse une trace.

Il incarne ce que septembre porte de plus secret : le retour vers soi.
Après l’agitation de l’été, le cerf vient nous murmurer :
“Et toi, tu en es où ? Tu veux aller où maintenant ?”

Il pose les bonnes questions. Pas les confortables. Les vraies.


Cerf et rentrée : un duo inattendu ?

On pourrait croire que la rentrée a besoin d’un animal énergique, qui fonce tête baissée.
Un taureau, un lion, un castor accro à l’organisation ?

Non.

Le cerf, lui, prend le chemin de traverse. Il ne fait pas de to-do list. Il suit les signes, les odeurs, les intuitions.
Il sait que le bon moment ne s’écrit pas dans un agenda. Il se ressent. Il se devine. Il se vit.

Et puis…
Le cerf ne se laisse pas dompter. Il garde sa part sauvage. Ce n’est pas un animal “performant”. C’est un animal présent.


Les bois du cerf : antennes spirituelles ?

On ne peut pas parler du cerf sans parler de ses bois.
Ces antennes magnifiques, ramifiées, presque mystiques.

Chaque année, il les perd. Chaque année, ils repoussent.
Vous voyez l’image ? On laisse tomber ce qui ne sert plus. On laisse la place. On repousse autrement.

Septembre, c’est ça aussi : un moment pour renouveler son énergie, mais sans bruit.
On ne brûle pas tout. On ne recommence pas de zéro.
On affine. On coupe ce qui dépasse. On élague pour respirer mieux.

Le cerf nous inspire cette mue subtile.


Le cri du brame : un chant d’amour… et de territoire

En septembre, quelque chose de sauvage s’éveille.

C’est la saison du brame. Ce cri étrange, rauque, presque ancestral.
Les cerfs appellent. Se défient. Aiment. Se battent.

Il y a là une tension brute, une puissance qui monte de la terre.
Pas besoin d’en faire des caisses. On la sent.

Et ça réveille aussi nos instincts. Nos désirs enfouis.
Nos vraies envies, pas celles qu’on coche dans un tableau Excel.

Le brame, c’est un peu la part animale qui revient frapper à la porte. Celle qu’on avait mise en sourdine tout l’été.


Et concrètement, que nous enseigne le cerf ?

Si on devait résumer, le cerf nous souffle à l’oreille :

  • Suivre notre rythme, pas celui des autres.

  • Garder notre dignité même quand tout s’agite autour.

  • Apprendre à écouter les signes subtils.

  • Faire confiance à l’élégance du silence.

  • Ne pas avoir peur de changer de peau.

Mais aussi…

  • Recontacter notre sensualité, notre désir, notre instinct.

  • Honorer ce qui nous appelle, même si c’est flou, même si c’est “pas raisonnable”.

Bref, redevenir un peu plus sauvage, un peu plus vrai.


Quelques rituels cerf-friendly pour septembre

Vous avez envie de vous relier à cette énergie ?
Voici quelques idées toutes simples (mais puissantes) :

  • Marcher seul(e) en forêt… sans but précis. Juste marcher.

  • Noter chaque rêve au réveil, même les plus absurdes.

  • Allumer une bougie couleur ambre, chaque soir.

  • Porter un bijou ou un vêtement avec un motif de ramure (ou même un dessin discret).

  • Boire une infusion de cèdre ou de pin. Fermer les yeux. Respirer profondément.

Et puis, écouter le silence. Vraiment.
Le cerf adore s’y glisser.


Un totem de noblesse discrète

Ce qui est beau avec le cerf, c’est qu’il n’a pas besoin de se montrer pour exister.
Il peut passer, juste là, à quelques mètres… et vous ne verrez que le frisson des feuilles.

Mais vous saurez.
Quelque chose est passé.
Quelque chose de grand. De juste.

C’est ça, le pouvoir du cerf.

Il marche avec les ombres, mais il éclaire ce qui compte. Il ne hurle pas. Il invite. Il rappelle à l’ordre — mais tout en douceur.


Alors, ce mois-ci…

…quand tout semblera flou, quand les décisions presseront, quand l’agenda débordera…

Pensez au cerf.

Imaginez-le, quelque part entre deux arbres, un rayon de lumière accroché à ses bois, les yeux plantés dans les vôtres.

Et demandez-vous :
“Quelle direction me semble vraiment juste, là, maintenant ?”

Il y a de grandes chances que vous sachiez déjà.

À propos de l’autrice

Diane Lencre, rédactrice pour Rose La Lune Paris, écrit comme on souffle un vœu à la lune. Guidée par les cycles lunaires et portée par une passion sincère pour le bien-être, elle partage des mots de douceur, d’inspiration et de tendresse pour éclairer les chemins intérieurs.

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