Quelles plantes absorbent l'humidité?
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Quelles plantes absorbent l'humidité?

PAR DIANE LENCRE

Plantes qui absorbent l’humidité : les reines silencieuses de nos intérieurs

On ne les entend pas. Elles ne font pas de bruit, pas de bip, pas de "ding". Pourtant, elles bossent. Discrètement. Sans se plaindre. Sans tomber en panne. Elles absorbent l’humidité, nettoient l’air… et vous regardent pousser la vaisselle sale dans l’évier. Oui, les plantes dépolluantes et anti-humidité, c’est un peu le personnel de maison le plus discret du monde végétal. Et en plus, elles décorent. Si ça, ce n’est pas du multitâche.

Alors si chez vous, ça sent le linge mouillé ou le plâtre qui sue, ce qui suit pourrait bien changer l’atmosphère. Littéralement.

Plante araignée : le déshumidificateur punk

Ses longues feuilles tombantes ont un look de coupe mulet végétale. On l’appelle Chlorophytum comosum, mais “plante araignée” lui va mieux. Cette petite star des années 70 revient en force, planquée sur les étagères, les rebords de fenêtres et parfois suspendue comme une boule de Noël verte.

Elle absorbe l’humidité par ses feuilles, avec une gourmandise tranquille. Elle ne fait pas la difficile : un coin lumineux, pas de soleil direct, un arrosage hebdo… et c’est tout. Elle boit, elle respire, elle décore. Et elle fait des bébés : de petites plantules qui pendent comme des bijoux.

Fougère de Boston : crinière bouclée et amour de la vapeur

Elle pousse comme une star capillaire sous la douche. Ses frondes s’enroulent, s’étalent, tombent comme des mèches folles. La fougère de Boston, c’est un peu la Beyoncé des salles de bain. Elle adore l’humidité. Elle la capte, la stocke, l’aime comme d’autres aiment le café.

Posez-la près d’une fenêtre (pas trop ensoleillée), vaporisez ses feuilles si vous sentez qu’elles deviennent rêches… et laissez-la faire son job. Elle boit l’air. Et en échange, elle le rend plus pur. Deal honnête, non ?

Fleur de lune : blanche, élégante, dévorante d’humidité

Elle a un nom de poème et une silhouette de bal. Le spathiphyllum, ou “fleur de lune”, fait partie de ces plantes qui n’aiment pas les cris, mais qui changent tout. Elle s’épanouit dans les ambiances moites, un peu feutrées, comme les vestiaires d’un spa.

Ses grandes feuilles brillantes captent l’humidité ambiante, pendant que ses fleurs, blanches comme du linge propre, vous regardent avec douceur. En plus ? Elle filtre les toxines de l’air. Benzène, formaldéhyde, xylène… Elle les gobe comme des dragées.

L’orchidée : diva tropicale et amoureuse du brouillard

On la dit capricieuse. En réalité ? Elle est juste sensible. L’orchidée Phalaenopsis, par exemple, vient de forêts où l’air est chargé d’humidité. Chez vous, elle se sentira bien si elle trouve un air chaud, humide et doux. Le combo salle de bain + lumière tamisée = jackpot.

Elle absorbe l’humidité ambiante tout en vous offrant, parfois, une floraison si élégante qu’on a l’impression d’entrer dans un hall d’hôtel cinq étoiles. Ses racines aiment être trempées puis oubliées quelques jours. Elle veut qu’on l’écoute. Pas qu’on l’étouffe.

Tillandsia : suspendue, libre, un peu sorcière

Pas de terre. Pas de pot. Rien dans les pieds, tout dans l’air. Le tillandsia, c’est la “fille de l’air”. Elle se nourrit d’humidité grâce à ses feuilles, charnues et étonnamment douces au toucher (essayez, vous verrez).

Elle peut vivre accrochée à une pierre, suspendue à un fil ou nichée dans une coquille d’huître. Oui, une vraie. Elle n’a besoin de rien, juste d’une vaporisation douce une à deux fois par semaine. Et de votre admiration. Elle le mérite.

Palmier nain : une touche d’Amérique centrale dans votre entrée

Là où l’air est humide, lui il respire. Le Chamaedorea elegans a l’élégance d’un palmier de plage, mais il reste modeste. Taille moyenne, feuilles souples, vert frais. Il adore les coins mal ventilés, mais lumineux. Il capte l’humidité sans rien dire, avec une allure un peu rétro, un peu jungle.

On l’imagine dans un hall d’immeuble chic. Mais il se plaît aussi à côté de votre machine à laver, tant que l’ambiance reste chaude.

Calathéa : la plante qui prie (ou presque)

Elle ferme ses feuilles la nuit. Comme des mains. Un geste lent, imperceptible, mais réel. Le calathéa, c’est la plante méditative. Son feuillage est une œuvre d’art : vert foncé, nervures claires, parfois violettes dessous. On croirait qu’elle a été peinte à la main.

Elle a besoin d’une hygrométrie de rêve (au moins 60 %), sinon… elle vous le fait savoir. Feuilles qui craquent, qui brunissent. Mais si vous l’écoutez, elle boira l’humidité avec une élégance presque royale.

Sansevieria : la guerrière graphique

On l’appelle “langue de belle-mère”. Quelle idée. Elle est droite, fière, tranchante parfois, mais elle a ses raisons. La Sansevieria, avec ses feuilles rigides comme des sabres, est une plante qui vit sur peu. Très peu. Elle capte l’humidité quand il y en a, la stocke dans ses feuilles, et attend.

Elle peut survivre dans un bureau sec, mais elle préfère une ambiance plus moite. Elle dépollue aussi, et en silence. Parfaite pour celles et ceux qui oublient souvent d’arroser.

Le tilleul d’appartement : le géant doux

Oui, il prend de la place. Il peut atteindre trois mètres, facile. Mais ses grandes feuilles duveteuses et sa capacité à absorber l’humidité en font une merveille dans une grande pièce. Le Sparmannia africana, ce n’est pas juste une plante. C’est une présence.

Il a besoin de stabilité. On ne le bouge pas toutes les semaines. Il n’aime pas trop qu’on le chahute. Mais il fleurit en hiver, doucement, presque comme un remerciement.

Le népenthes : la carnivore tropicale

Alors là… on change de décor. Le népenthès est une plante carnivore. Oui, elle mange des insectes. Mais elle adore surtout… l’humidité extrême. 70 à 90 %, rien que ça. Parfaite pour les salles de bains où la vapeur reste après la douche.

Ses feuilles se transforment en pièges élégants, souvent rouges, parfois bizarres. Elle ne fait pas peur. Elle fascine. Une beauté étrange, qui nettoie l’air et boit l’humidité en bonus.

Foire aux questions (FAQ) – Mais alors, concrètement…

🌿 Quelle est la meilleure plante contre l’humidité dans une salle de bain ?
Le spathiphyllum (fleur de lune) reste un des meilleurs choix : facile à vivre, esthétique, et surtout très efficace dans les pièces moites.

🌿 Est-ce que toutes les plantes absorbent l’humidité ?
Non. Certaines, comme les cactus, détestent l’humidité. Elles préfèrent la sécheresse. Il faut donc choisir des plantes tropicales, habituées à la vapeur.

🌿 Où placer ces plantes pour qu’elles soient efficaces ?
Dans les coins humides : salle de bain, buanderie, cuisine, entrée sombre… Évitez les rebords surchauffés. Et laissez-leur de l’air. Pas de surpopulation végétale.

🌿 Peut-on en mettre plusieurs dans une même pièce ?
Oui, et c’est même recommandé. Un calathéa + un tillandsia + un palmier nain, c’est un trio gagnant. Et joli.

🌿 Faut-il les arroser souvent ?
Ça dépend. Certaines (orchidées, tillandsias) préfèrent la brume. D’autres (fougère, calathéa) boivent plus souvent. L’astuce : observer leurs feuilles. Elles parlent.

À propos de l’autrice

Diane Lencre, rédactrice pour Rose La Lune Paris, écrit comme on souffle un vœu à la lune. Guidée par les cycles lunaires et portée par une passion sincère pour le bien-être, elle partage des mots de douceur, d’inspiration et de tendresse pour éclairer les chemins intérieurs.

Ma manière de travailler:

Je lis beaucoup les traditions anciennes, celles qui éclairent les rêves et les signes depuis des générations. Je m’en inspire, mais je les mêle toujours à ce que j’observe autour de moi, aux histoires que vous partagez, aux gestes silencieux du quotidien. Ce mélange me permet de proposer des lectures qui restent fidèles aux sources, mais qui parlent aussi au cœur d’aujourd’hui.

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Diane les lit tous… et prend toujours le temps d’y répondre.

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