Retraite Yoga : les meilleurs lieux à découvrir dans le monde
PAR DIANE LENCRE
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Pourquoi faire une retraite yoga ? Pour s'oublier (un peu)... et se retrouver (beaucoup)
On court. On coche des cases. On répond. On gère.
Et à force de faire, on oublie d’être.
Tiens, vous avez déjà remarqué ce moment bizarre, juste avant de dormir, quand le silence s’installe et que… boum, votre cerveau recommence à parler tout seul ? Il ressasse, il refait la journée, il prévoit la prochaine. Pas de pause. Même allongé, vous êtes en apnée mentale.
Une retraite yoga, c’est comme appuyer sur le bouton “pause” de votre télécommande intérieure. Sauf que là, on ne zappe pas. On reste. On respire. Et parfois, on s’étonne.
S’éloigner pour mieux sentir (enfin)
Pas besoin d’être souple comme un chat pour partir en retraite.
Ce n’est pas une performance. C’est une invitation.
Loin des écrans, des mails, des micro-ondes qui tournent à 8h du matin… on change de décor. Des arbres. Des bruits d’oiseaux. Une cloche qui sonne doucement quelque part, comme dans un rêve. Et surtout, une absence presque troublante : celle des obligations.
On se lève tôt. On mange lentement.
On fait du yoga, oui, mais pas pour transpirer.
Pour écouter.
Le corps se calme, l’esprit suit (parfois en râlant)
Premier jour : votre corps tire un peu. Il proteste. “Quoi ? Se lever à 6h ? Pfff…”
Deuxième jour : il respire mieux.
Troisième jour : il sourit. Littéralement. Une posture, un souffle… et hop, il retrouve une joie simple, presque animale.
C’est drôle, mais parfois, on découvre un muscle… et avec lui, une mémoire. Une vieille tension oubliée. Un souvenir qui revient. On croit qu’on fait du yoga, mais en fait, c’est lui qui nous fait.
Et pendant ce temps-là, l’esprit, ce grand bavard, finit par se taire.
Ou du moins… il apprend à parler moins fort.
On dort mieux, on mange mieux, on pense moins (et c’est un miracle)
Vous voyez ce genre de petit déjeuner pris dehors, avec du porridge tiède, des figues fraîches et une tisane qui sent la cannelle ?
Oui, voilà. Une retraite, c’est ça.
Un goût de simplicité qui fait du bien aux tripes.
On redécouvre les choses simples. Le sel sur la peau. Le chant du matin. Le silence pendant les repas… Un silence qui ne gêne pas, qui berce.
Et puis… ce sommeil. Celui qu’on avait oublié. Dense. Profond. Comme si votre corps vous disait : “Merci de m’avoir écouté”.
Rencontrer sans parler (ou presque)
Étrangement, dans une retraite yoga, les rencontres sont plus vraies.
Pas besoin de CV, de blagues sociales ou de petites phrases toutes faites.
On se regarde. On partage un bol. On respire dans la même pièce.
Et parfois, sans un mot, on sait qu’on a compris quelqu’un.
C’est rare, ça.
Et précieux.
(Tiens, ça me fait penser à une femme croisée lors d’une retraite dans le Lot… Elle ne parlait presque pas. Mais son regard, lui, racontait un monde entier.)
Une claque douce (mais salutaire)
Oui, il y a des moments de vertige. Des émotions qu’on croyait enterrées. Des larmes parfois. Des colères qui sortent comme une vieille poussière qu’on aurait laissée sous le tapis.
Mais on ne reste pas seul·e.
Il y a un cadre. Une douceur. Un espace où tout est accueilli sans jugement. Même le bazar intérieur.
Et, entre deux séances, on comprend quelque chose de fondamental : ce n’est pas le monde qu’on doit changer. C’est notre regard.
Faire une retraite yoga, c’est pas fuir : c’est revenir
On revient toujours. Chez soi. Dans sa ville. Avec ses trucs à faire.
Mais on ne revient pas tout à fait pareil.
Quelque chose a bougé. Un détail peut-être.
On râle un peu moins.
On respire un peu plus.
Et parfois, on garde un petit rituel : deux minutes de silence avant le café. Une posture le soir. Une gratitude le matin. Rien de spectaculaire. Juste… une façon plus douce d’habiter sa vie.
Et si vous essayiez ?
Pas besoin d’être souple. Ni mystique.
Juste curieux·se. Ou fatigué·e. Ou les deux.
Il y a mille formes de retraites yoga :
-
dans la montagne ou au bord de la mer
-
avec silence total ou discussions bienveillantes
-
axée sur le souffle, sur le mouvement, ou les deux
-
guidée, accompagnée, ou très libre
Le plus dur, en vrai ?
C’est de se dire : “OK, j’y vais.”
Mais une fois que c’est fait…
On se demande pourquoi on a attendu si longtemps.
Rishikesh, Inde – Là où tout a commencé
C’est LA ville du yoga. Un peu comme un pèlerinage pour ceux qui cherchent l’authenticité. Imaginez : des ashrams au bord du Gange, des moines qui chantent des mantras au lever du soleil, des cours en plein air avec pour seul fond sonore le vent dans les arbres et le clapotis de l’eau.
Les Beatles y ont médité. Des yogis y vivent en ermite depuis des siècles. Et vous ? Vous pourriez y apprendre le yoga comme on l’enseigne depuis des millénaires. Rien de fancy ici : des cours qui bousculent, des postures qui révèlent, et une spiritualité brute, sans fioritures. Rishikesh, c’est comme une vieille âme qui vous prend par la main et vous dit : « Viens, on va parler de toi ».
Bali, Indonésie – Le yoga en mode carte postale
Bon, on ne va pas se mentir. Bali, c’est le rêve éveillé. Des rizières d’un vert impossible, des temples en pierre cachés sous les lianes, et une lumière qui semble sortie d’un film.
Ubud est l’épicentre du yoga balinais. Ici, chaque coin de rue sent l’encens et le gingembre. Les studios sont sublimes, avec des toits en bambou, des hamacs suspendus, et des profs qui mixent yoga, méditation et philosophie orientale comme si tout cela coulait de source.
Mais le must ? Faire sa pratique au lever du soleil, sur une terrasse en bois surplombant la jungle. Le souffle devient plus ample, le temps s’étire, et l’instant devient… parfait.
Costa Rica – Entre jungle et océan
Si vous aimez l’idée d’un yoga sauvage, un peu brut, au milieu d’une nature exubérante, bienvenue au Costa Rica. Ici, on fait le chien tête en bas pendant qu’un singe hurleur nous observe du haut d’un palmier.
Les retraites sont souvent nichées entre forêt tropicale et plage déserte. On commence la journée avec une salutation au soleil face aux vagues, on la termine en méditant sous un ciel étoilé. Et entre les deux ? Surf, randonnées, smoothies mangue-passion et siestes sous un cocotier.
Il y a quelque chose de profondément vivant ici. Un retour à l’essentiel. Une liberté qui s’infiltre jusque dans la pratique. Et une énergie… waouh.
Toscane, Italie – Un yoga à la dolce vita
Vous voyez ces paysages de carte postale ? Les collines dorées, les cyprès élancés, les villas en pierre qui semblent sorties d’un autre temps ? Imaginez maintenant une retraite yoga au cœur de tout ça.
La Toscane, c’est le mix parfait entre discipline et plaisir. Le matin, on pratique dans un jardin d’oliviers. Le midi, on déguste une burrata crémeuse avec un filet d’huile d’olive locale. Et le soir, on médite au coucher du soleil, bercé par le chant des grillons.
Ici, le yoga prend un goût de simplicité heureuse. Pas de performance, pas de pression. Juste une reconnexion douce et joyeuse, avec un verre de chianti pour finir la journée (ben quoi ? L’équilibre, c’est important !).
Îles Grecques – Yoga au rythme des vagues
La Grèce, c’est un peu l’essence même du lâcher-prise. Le bleu hypnotisant de la mer Égée, les petites maisons blanches qui accrochent la lumière, l’air chargé d’odeurs de thym et de sel.
Sur des îles comme Paros ou Amorgos, il y a des retraites qui flirtent avec la perfection. Des cours au bord de l’eau, des profs qui intègrent l’énergie du lieu à chaque posture, et des journées rythmées par les baignades et les dîners sous la vigne.
On vient ici pour respirer large. Pour sentir son corps, libre, dans un décor à couper le souffle. Pour ralentir, enfin.
Où que ce soit, du moment que ça vous parle
Parce qu’au fond, une retraite de yoga, ce n’est pas une destination. C’est un état d’esprit. Un besoin de pause. Un appel intérieur qui dit : « Stop. On souffle. »
Que ce soit en Inde ou en Italie, dans la jungle ou sur une plage grecque, peu importe. L’essentiel, c’est de trouver un lieu qui vous parle. Un endroit où vous pourrez, ne serait-ce que quelques jours, vous oublier un peu pour mieux vous retrouver.
Quel est le meilleur mois pour une retraite yoga ?
Tout dépend de ce que vous cherchez ! Climat, affluence, énergie du moment… Chaque mois a son ambiance. Voici quelques pistes pour choisir le bon timing.
Janvier – Nouveau départ, énergie fraîche
Le mois parfait pour tourner la page et poser de nouvelles intentions. Après les fêtes, on a souvent envie de purifier, de revenir à soi. Côté destinations, l’Inde (Rishikesh, Goa) et le Sri Lanka offrent un climat idéal, tout comme la Thaïlande.
☀️ Destinations idéales : Inde, Sri Lanka, Thaïlande, Costa Rica.
Mars-Avril – Vitalité et renouveau
Le printemps réveille l’énergie. Les journées rallongent, l’envie de bouger revient. C’est aussi une belle période pour une retraite en Europe, avec des températures douces et moins de touristes.
🌿 Destinations idéales : Espagne, Portugal, Bali, Maroc.
Juin – Yoga sous le soleil, mais sans la foule
L’été arrive, mais sans la canicule de juillet-août. C’est le moment parfait pour une retraite en bord de mer ou en pleine nature, avec des matinées fraîches et des soirées dorées.
🌊 Destinations idéales : Grèce, Italie, sud de la France, Bali (avant la haute saison).
Août – L’énergie en feu ou la quête de fraîcheur ?
Août, c’est le grand écart. D’un côté, c’est l’été en pleine puissance : chaleur, lumière, vitalité. De l’autre, les foules en vacances, les plages bondées et les prix qui flambent.
Alors, retraite yoga en août, bonne ou mauvaise idée ? Tout dépend d’où… et de ce que vous cherchez.
Septembre – Sérénité et équilibre
C’est le mois du retour au calme. Les plages se vident, l’été s’adoucit, les lieux de retraites retrouvent une ambiance paisible. Le moment parfait pour un yoga en Toscane, en Corse ou dans les îles grecques.
🍂 Destinations idéales : Italie, Grèce, Indonésie, Népal.
Octobre-Novembre – Introspection et énergie douce
L’automne invite au recentrage. On ralentit, on se reconnecte à soi. Les destinations tropicales deviennent plus agréables, loin des grosses chaleurs de l’été.
Destinations idéales : Inde, Bali, Costa Rica, Maroc, Thaïlande.
En résumé :
- Pour du soleil et de l’énergie → Mars, Juin, Septembre.
- Pour de l’introspection et du calme → Janvier, Octobre, Novembre.
- Pour éviter la foule → Avril, Juin, Septembre.
Le bon moment ? Celui où vous sentez que c’est le vôtre.
Alors… Où poserez-vous votre tapis ?
À propos de l’autrice
Diane Lencre, rédactrice pour Rose La Lune Paris, écrit comme on souffle un vœu à la lune. Guidée par les cycles lunaires et portée par une passion sincère pour le bien-être, elle partage des mots de douceur, d’inspiration et de tendresse pour éclairer les chemins intérieurs.
Ma manière de travailler:
Je lis beaucoup les traditions anciennes, celles qui éclairent les rêves et les signes depuis des générations. Je m’en inspire, mais je les mêle toujours à ce que j’observe autour de moi, aux histoires que vous partagez, aux gestes silencieux du quotidien. Ce mélange me permet de proposer des lectures qui restent fidèles aux sources, mais qui parlent aussi au cœur d’aujourd’hui.
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Diane les lit tous… et prend toujours le temps d’y répondre.
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